N°3, novembre - décembre 2008

Premier Empire

Administrations

L’opposition des fonctionnaires pendant les Cent-Jours
Pascal CYR, PhD de la Faculté des études supérieures, département d'histoire de l'Université de Montréal (Canada)
RésuméAbstract

Au moment de son retour à Paris, en mars 1815, Napoléon sait qu’il court un grand risque au niveau international. Si l’Europe refuse ses offres de paix, il faudra que l’armée et le peuple fassent corps derrière lui. Or, les choses ne sont plus ce qu’elles étaient avant 1814. Les fonctionnaires des différents paliers ne sont pas tous prêts à le suivre. Et c’est ainsi que le régime napoléonien restauré va se heurter à la résistance, active ou passive, du corps électoral (pourtant épuré) et des maires.

La majorité d’entre eux étant d’obédience royaliste, ils feront tout pour entraver la mobilisation du pays. Souvent pour des raisons idéologiques, des petits fonctionnaires et des ecclésiastiques les aideront. Cela étant, même s’ils peuvent aisément contrarier la bonne marche de l’État dans un département ou dans une commune, leur nombre est trop limité pour parler d’une opposition systématique. Nous tenterons dans le présent article de faire la distinction entre l’opposition active et passive et de cerner, autant que cela se peut, les régions où se situent les principaux foyers de résistance. 

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